WAS

Artiste peintre

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Anne Sophie Weïte

Biographie

Regard par Luc STRENNA, philosophe

Les quelques lignes qui suivent ne représentent qu’impressions et réflexions, glanées de ci de là, en regardant l’artiste travailler ; elles n’ont donc pas la prétention de proposer une quelconque œuvre critique, simplement de se situer à l’éclosion d’un talent…

 

La peinture de WAS est, avant toute chose, musique, non pas seulement parce qu’elle écoute toujours de la musique en travaillant et qu’elle peint en phase avec le morceau qu’elle écoute, je dis bien écoute et non pas entend (la musique n’est pas simple fond sonore mais participe de l’acte créateur), mais parce que sa peinture est elle-même musique.

 

D’abord, elle se constitue en un rythme ; elle n’est pas simplement rythmée, elle est à elle-même un rythme. Harmonie, mélodie, appoggiatures parfois, ne viennent qu’après. Ce n’est nullement un hasard si elle apprend le piano, tout à la fois en amont et en aval de son travail et comme en analogie avec lui : tisser des rythmes de la main. Et cette musique est spirituelle en ce sens qu’y affleure toujours quelque chose qui est de l’ordre de l’interrogation métaphysique.

 

AS est une artiste complète dont le travail, il est encore un peu tôt pour dire l’œuvre, mais je suis convaincu que ce moment viendra tôt ou tard, dont le travail donc se situe à l’intersection de nombre d’arts : peinture bien sûr, musique, nous l’avons vu, mais également danse, gestuelle, théâtre et, par la composition et le mouvement : cinéma. Cela n’a rien d’étonnant, WAS a pratiqué ou pratique encore tous ces arts.

 

Je ne l’ai guère vue à l’œuvre que dans son travail à plat, sous forme de coulures, retravaillées quelquefois au pinceau ; elle berce littéralement la feuille, en navigatrice, roulis puis tangage, tangage puis roulis, avec une grande douceur, une forme de tendre sollicitude, presque maternelle, et la feuille prend vie. Les couleurs s’écoulent alors l’une après l’autre sur le papier qui les boit lentement, s’organisant en une sorte de réseau hydrographique rêvé, fleuves bouillonnants, amorces de rivières, ruisseaux et ruisselets interrompus, parfois chevelus des têtes de bassins, mais sans rien, jamais, de pesant ni de fabriqué, d’hésitant non plus.

 

Là encore, WAS n’obéit pas à un quelconque plan prédéfini mais se coule dans un rythme, illustrant, à sa manière propre, la devise de Picasso : « je ne cherche pas, je trouve », l’inspiration ne préexistant pas au travail mais s’y inscrivant au fur et à mesure du geste créateur, en une alternance subtile.

 

Elle pratique les séries comme des variations sur un thème, encore une référence à la musique: démultiplication indéfinie, en un jeu de miroirs.

Séries thématiques d’abord

 

  • Les femmes contrebasses (comment ne pas penser à la sublime photo de Man Ray ?) par exemple qu’elle décline à l’envi, avec leur féminité, pleine et ronde, assumée dans le galbe de leurs hanches, quoique non dépourvue parfois de fêlures, hantées de maternité Elles se distribuent en échos et redondances pour former une véritable danse de vie, danse avec les courbes, celles qui font le tour du cœur

 

Séries de couleurs ensuite,

  • Celle des violets par exemple (peut-être sa couleur mentale ?), autant d’études, terme commun à la peinture et la à la musique, où elle creuse son sujet.

 

WAS avance sur sa route qui marche, cherchant, autrement dit se cherchant, creusant son monde, à nul autre pareil, d’une démarche souple et de plus en plus assurée. Son travail est déjà plus qu’une promesse et j’y discerne les prémices d’une unité à venir, à la rencontre d’elle-même.

IMAGINE

Tantôt marinière, femme contrebasse ou dans le tempo d'un champ vibratoire ; tantôt fumeuse, poseuse, provocante, intrigante, mystique de l'autre côté d'une caméra, WAS est une artiste infiniment vivante et intense...  Ancrée - Encrée ! - dans un imaginaire et une culture nourries de civilisations anciennes, de physique quantique, de religion, de Cours Florent, d'accords toltèques, de philosophie, de jazz, de John Lennon...

 

WAS puise dans sa substantifique âme, dans ses couleurs intérieures, pour donner du sens à l'amour, à l'expression de la féminité, à l'équilibre féminin masculin... On écoute sa peinture*, on regarde sa musique et de son atelier dans le ciel de Bonnieux, on s'élève.

 

C'est une esthète de l'art à part entière (entièrement ELLE)...

 

C'est un plaisir de vous connecter à WAS à qui je laisse le champ libre...

 

*GOOD VIBRATIONS !

WAS 21 Playlist : Antonio Davi, Beethoven,  Charlie Parker, Debussy, Keith Jarret, Liszt, John Lennon

De longue date, une artiste

D’abord comédienne, elle prend alors conscience du pouvoir de l’acteur, de la voix et de la faculté de certains auteurs à éveiller le public.

 

A 20 ans, à New-York, elle découvre Kandinsky, Klee, Pollock, Rothko, Chagall…

 

Elle passe ensuite derrière la caméra, captant des concerts de musique classique et de jazz.

 

En 2006, elle devient metteur en scène de sa propre peinture pour, en 2011, ouvrir son atelier et exposer ses œuvres.

 

Was représentent les initiales de l’artiste mais font aussi écho à la question : « was » en allemand : « quoi ? ». Ce "quoi ?" elle le pose autour du « connais-toi toi même ». Ce "quoi ?" devient nourriture pour guérir non seulement l'artiste, mais aussi le spectateur, par le moyen des formes, des couleurs, des sensations et des énergies qui passent par le dessin, avec les encres et les coulures, guidées par les mouvements du corps et du support, papier ou bois.

De l'actrice à l'artiste peintre

J'ai toujours voulu être artiste, mais je me suis posée la question au théâtre pourquoi faire? Pour dire quoi?. J'avais conscience du pouvoir de l'acteur, du pouvoir de la voix, du pouvoir de la vibration du pouvoir qu'on a sur les autres.

 

A partir de là je me suis dit que je ne pouvais m'investir et m'impliquer dans n'importe quel rôle, ou dans n'importe quel choix dans la mesure où ce que j'allais transmettre, professer si ça ne correspond pas avec ce que je suis ce que ressent, ce que j'aime ou que j'admire.

 

J'étais en porte à faux avec moi même. Donc de l'acteur je suis passée plus au réalisateur, au metteur en scène de ma peinture. Qui est beaucoup plus facile à manier que les acteurs ou des images qui finalement est plus symbolique, plus de pouvoir sur un plus grand nombre de gens qu'un film ou un personnage qu'on va avoir développé d'une certaine manière, qui n'aura pas forcement  sur le spectateur l'effet souhaité. Alors que avec la couleur et avec la forme l'effet est immédiat, présent.

 

La sensation, la vibration qui est imminente par le spectateur.

© 2018 - RB-médias pour Atelier WAS 21

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Regard par Luc STRENNA

philosophe

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De longue date, une artiste

De l'actrice à l'artiste peintre

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